On a toujours rêvé, moi et Max, d’échapper à ce monde gris qu’était la Terre, les rêves ont longtemps été un refuge… jusqu’à ce qu’on décide de les transformer en terrain de jeu. Grâce au rêve lucide, chose qu’on a réussi à maîtriser à l’aide d’une technologie qu’on a bricolée avec Max – une sorte de mode multijoueur mais pour les rêves. Après quelques mois à s’amuser dedans, à passer nos nuits dedans, on a décidé de créer quelque chose de plus concret. Un monde entier. De A à Z.
L’idée était que chaque nuit, dès qu’on s’endort, on vit une vie parallèle à la nôtre. Ce monde, c’est Parralela. Notre monde. Tout ce qu’on aime s’y trouve. De la magie, évidemment. Pas juste des sorts basiques jetés au hasard qui apparaissent comme ça, non… Un vrai système développé, lié à une vraie logique et qui suit les lois de la physique. Bon, d’accord, j’ai surtout bossé là-dessus tout seul – Max s’est contenté de valider.
En gros, Parralela, une planète présente dans un système planétaire. Huit planètes, sans compter Parralela, chacune liée à un élément : Pyros pour le feu, Aquaria pour l’eau, Umbra pour l’ombre, etc. Mais ça ne s’arrête pas là : chaque planète a trois satellites naturels (des lunes), qui précisent et complexifient la magie. Par exemple, Fulgora (l’électricité) combinée avec Tempestra (un satellite) permet de canaliser des décharges électriques pures, plus puissantes. Alors que si on prend Electra, qui est également un satellite de Fulgora, elle permet un magnétisme et une manipulation des métaux. Au début ça paraît compliqué, mais en réalité… ça marche tout seul.
Enfin bref, inutile de rentrer dans les détails ici. Ce n’est pas un manuel de magie.
La seule chose qu’il faut savoir, c’est qu’on a bâti un monde sans histoire écrite. On voulait que tout naisse naturellement, que les habitants de Parralela inventent leur propre récit. Ouais, on a même laissé le hasard gérer la création des créatures et des peuples. Plus imprévisible, plus vivant, rien de mieux !
Quant à moi, je me nomme Allan – mais plus pour longtemps.

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