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Hawk's Creek [FR]

Chapitre 1

Chapitre 1

Jul 24, 2020

C’était une froide soirée de Janvier. Cela faisait plus de 4h que l’on roulait. D’habitude j’aimais bien voyager en voiture, ça me détendais. Mais là j’en avais ma claque. Des sapins, des sapins et encore des sapins… On était même pas arrivés que la Californie me manquait déjà. J’étais bien là-bas ! J’avais mes potes, une école pas trop chiante avec un bon club de natation, ma moyenne venait de repasser au dessus de 50...Pourquoi avait-il fallut que ma mère trouve un job dans un bled paumé au fin fond de je ne sais où ?

Je savais bien que c’était pas sympa de penser ça. Maman cherchait ce job depuis au moins deux ans. En attendant elle avait bossé comme une folle dans le diner près de chez nous pour pouvoir payer notre loyer et mes frais scolaires. Le jour où elle à reçu l’appel, elle était hystérique. Lorsque je suis rentré des cours, elle m’a sauté dessus en hurlant :

- « C’est fini mon chéri ! Plus de problèmes pour nous ! »

Elle avait parlé en mon nom un peu trop vite. Mais vaut mieux qu’elle ne l’apprenne pas.

Ma pensée fut interrompue par un grand bruit. La voiture s’arrêta, et j’entendis ma mère crier :

- « ET MERDE. »

- « Qu’est ce qu’il se passe ? »

- « Je crois que la bagnole vient de nous lâcher. »

- « Sérieux ? Mais on est paumés au milieu de nulle part ?! »

Et évidement, il pleuvait des cordes. Génial.

- « Bon. Va falloir appeler la dépanneuse. »

- « Tu vérifies pas le capot ? »

- « Je ne verrais rien avec ce temps. » Elle saisi son sac sur le siège arrière et commença à fouiller dedans. « ...Super. Ma batterie est à plat. Élias tu as le tien sur toi ? »

- « Je l’ai cassé la semaine dernière, tu te souviens pas ? »

- «Magnifique. Bon, qu’est ce qu’on fait ? »

- « C’est toi l’adulte ! »

Elle replaça son téléphone dans son sac avant de regarder le paysage au travers de la fenêtre, à la recherche d’une idée. Je pris l’initiative de réfléchir à mon tour. J’étais loin d’être quelqu’un d’astucieux, mais on sait jamais.

Nous étions sur le bas côté d’une route, en plein milieu des bois. Quelques minutes avant de devoir nous arrêter, nous avions aperçu le panneau de bienvenue de la ville. Elle ne devait donc pas être si loin que cela. Si le temps n’était pas aussi pourri, nous serions déjà partis à pied chercher des habitations. Mais là ça s’annonçait tendu.

« Quoique autant essayer. » Pensais-je.

J’exprimai le fond de ma pensée à ma mère.

- « Faudrait peut être qu’on aille chercher après des maisons ? La ville doit plus être bien loin. Tant pis si on est mouillés. »

- « Mmmh. Mouis je vois pas ce qu’on pourrait faire d’autre. Les anoraks sont dans le coffre. »

Nous sortîmes de la voiture. Il faisait un froid de canard, et je m’attendais à ce que les gouttes de pluie se transforment en flocons à tout moment. Après tout, c’était la saison.

Une fois équipés, nous continuâmes la route à pied. Heureusement, le vent était dans notre dos, ce qui félicitait un petit peu notre marche.

Nous marchâmes pendant dix minutes sans apercevoir quoi que ce soit d’autre que ces foutus sapins. Je me dis qu’il valait peut être mieux retourner dans la voiture et passer la nuit dedans. Le trafic était inexistant ce soir là. Cela nous donnait peu de chance de croiser un routier fou ou un tueur en cavale, même si le risque n’était pas nul pour autant. La route serait sûrement plus sécurisée le lendemain matin.

Alors que je m’apprêtais à exprimer ma pensée à maman, je la vit s’arrêter et faire des signes. Perplexe, je tournai le regard vers l’endroit qu’elle fixait. Il y avait quelqu’un.

Je me sentis soulagé pendant quelques secondes, avant de me raviser. Qu’est ce que ce type foutait ici à cette heure ? Il allait bientôt être minuit ! Si l’on avait été en ville, pourquoi pas, mais là qu’est ce qu’il venait faire ici ? Admirer les arbres en profitant du beau temps ? Sûrement pas. Et ma mère qui lui faisait joyeusement des grands signes avec ses bras ! « Venez monsieur le tueur ! On est là ! » Qu’on ne s’y méprenne pas, j’adore ma mère. Mais ce qu’elle peut être naïve parfois !

- « Maman arrêtes ! C’est peut être un mec dangereux ! »

- « Dangereux ? »

« Ah. Merde. »

Pendant que je m’offusquais de sa présence, le type avait continué à avancer et se trouvait maintenant juste devant nous.

Il devait avoir mon âge, peut être un peu plus jeune. C’était le genre de personnes que l’on voit dans tout les reportages sur les ados : Les cheveux teints en noir un piercing à la lèvre, habillé sombrement… Aussi le genre de type qui fait partie d’un culte satanique et qui veut sacrifier une fille pour invoquer un démon dans certains films d’horreurs bizarres.

Inconscients de mes à priori, ma mère et lui avaient déjà entamés une conversation à laquelle je n’avais pas prêté attention. Je fus sorti de mes pensées incessantes par ma mère qui m’interpella ;

- « Bon Élias tu viens ? »

- « Hein ? Venir où ? On retourne pas à la voiture ?

- « Non non ce jeune homme habite pas très loin d’ici. Il va nous guider jusque chez lui pour qu’on puisse téléphoner. »

- « Oh... »

Je les suivis sans rien dire. Mais je n’en pensais pas moins.

Tandis que nous avancions, le garçon décida de m’adresser la parole.

- « C’est vraiment pas de chance ! Se retrouver bloqués au milieu d’une tempête en plein mois de Janvier ! La maison de mes grands-parents n’est plus très loin on devrait bientôt arriver… »

Je trouvai qu’il parlait beaucoup pour un type de son genre. En un sens, cela me rassurait légèrement. Mais mes préjugées étaient toujours présents.

- « Ouais... » Me contentai-je de lui répondre.

Par chance, il ne fit pas attention à mon animosité. Son regard s’était dirigé vers une sorte de grand portail en fer noir entourée d’un mur en vieille pierre d’à peu près un mètre, comme on en trouve parfois entourant les cimetières. Décidément.

- « Ah ! On y est ! »

Ma mère parut aussi interloquée que moi.

- « Je ne vois pas de maison ? » Finit-elle par répondre.

Aussi stupide cette réflexion fut-elle, je ne put m’empêcher de penser que nous étions en train de tomber dans un traquenard.

- « Z’êtes sûr que c’est la que vous habitez ? »

Loin de se décontenancer, le jeune homme émit un léger rire avant de me répondre

- « Ahaha Mais oui quelle question ! Il suffit de traverser l’allée et l’on y sera ! Il pointa ensuite son index vers une plaque de métal dorée vissée à la muraille « Regardez »

En effet, l’inscription, visiblement toute neuve, énonçait clairement : Manoir de La Renoué

« C’est notre nom de famille. Nous sommes originaires de France. »

Tandis qu’il essayait tant bien que mal d’ouvrir les lourdes grilles, ma mère s’empressait d’enchérir, enthousiaste :

- « La France ! Vraiment ? Mais c’est fou ça ! Élias aide-le mon chéri. »

J’acquiésai silencieusement-sans doute ce geste fut passé inaperçu- Et me mis à pousser les barres. Le garçon devait manquer de force ou être fatigué, car je ne rencontrai aucune difficultés lors de cet exercice. Au moins l’énergumène parut légèrement moins inquiétant.

Nous nous enfonçâmes alors au travers des grilles. Nous étions entourés par la forêt, ou du moins par un bon gros bosquet. Heureusement, nous avançions sur une large allée en vieille pierre qui facilitait la promenade.

Tandis que nous nous dirigions lentement vers le manoir, ralentis par une pluie torrentielle, je me rendis compte que ni maman ni moi n’avions nos pièces d’identités sur nous. Cela risquait de poser tout un tas de problèmes au cas où la situation prendrai un quelconque mauvais tournant. Je le fis remarquer tout de suite à ma mère

- « Ooh Mais c’est vrai ça ! On était tellement pressés de partir que ça ne m’a même pas traversé l’esprit ! » S’exclama-t-elle en se tapant le front avec sa main

- « Vous êtes sûrs de vouloir allez les chercher par ce temps ? La maison n’est plus très loin et je suis persuadé que mes grands-parents ne pousseront pas l’inspection aussi loin. »

Malgré le peu de bonne volonté que je parvenais à rassembler, je ne parvenais pas à faire totalement confiance à ce type. Même si il ne semblait pas physiquement menaçant, il n’en restait pas du moins complètement suspect. La situation était digne d’un mauvais film d’horreur ;

Les voyageurs égarés au milieu de nulle part se font aborder par le gothique de service, Il les emmène tout droit dans le manoir abandonné du coin pour les sacrifier ensemble avec ses potes satanistes...Et au final tout le monde se fait bouffer par le fantôme d’une gamine ou un démon.

Sans doute mon jugement était-il sévèrement altéré par la fatigue et l’atmosphère de l’endroit, pas franchement des plus accueillants, mais toujours est-il que j’insistai pour aller chercher ces foutus papiers.

Ma mère, bien entendu, voulu que l’on rentre d’abord se sécher pour éviter de chopper la crève et de passer notre première semaine à Hawk’s Creek collés sous nos couettes, mais je refusai d’entendre raison. Il fallait que j’aille les récupérer. Je proposa d’y aller seul.

- « Mais enfin mon chéri c’est pas grave ! On reprendra la voiture que demain. Qu’est ce que ça fait de les avoir maintenant ? »

- « Et si un plouc passe par la et nous la vole, la voiture ? Je suis sûr que les portes sont encore grandes ouvertes, tiens ! Tu as les clés ? »

Interpellée par ma réflexion, elle enfonça les mains dans toutes les poches qu’elle avait sur elle, sans rien en sortir.

- « Hum... »

- « Tu vois ? T’as qu’à rentrer avec lui. Je m’en sortirai tout seul. »

Avant que l’un de mes locuteurs ne puissent s’interposer, je fis demi-tour et pris le chemin jusqu’au portail, content d’avoir trouvé une excuse pour échapper à cette situation qui m’oppressait. J’ignorais pourquoi ce sentiment m’étouffait, mais je ressentais le besoin de retourner en terrain connu, et la seule chose que je connaissais à cet instant c’était la vieille audi de ma mère. Au fond, ce n’était sans doute pas le comte Dracula et son vieux manoir dans les bois qui m’effrayait. Je devais simplement être réellement éreinté du voyage, et sûrement triste de changer si brutalement de vie.

C’était pour le mieux, bien sûr. Je savais que maman avait vraiment besoin de ce job, que nos vies allaient sûrement devenir plus facile, mais que voulez-vous. J’allais avoir dix-huit ans à la fin de l’année. Un gosse, quoi. Je venais de quitter mes potes de lycée, des amis d’enfance, la maison ou j’avais grandi… Même la bagnole, merde. Elle était pas foutue de tenir jusque l’arrivée.

Tandis que je tergiversais, j’avais atteint le portail et commençais à me diriger vers mon objectif. La route se trouvait au milieu d’une forêt de pins qui n’aidait pas vraiment à me camoufler du torrent d’eau qui s’écoulait. Heureusement mes cheveux étaient vraiment courts, je n’aurais pas trop de problèmes à les sécher, contrairement à Lord Dracula dont la vieille coupe gothico-punk dégoulinait de partout lorsque je les avais quittés. Je commençai lentement à en avoir marre de marcher dans la boue. Au moins la voiture n’était pas loin.

- « Putain heureusement qu’il y a pas d’éclairs... » Marmonnai-je dans ma barbe.

À cet instant précis, des grondements se firent entendre. Bien sûr. C’est vrai qu’on venait de tomber dans un scénario de film d’horreur pourri. Je devais faire attention à ce que je disais tout haut ou ça allait me rattraper.

Pressé par la foudre, j’accélérai le pas, davantage par prudence que par peur, même si il fallait avouer que la situation semblait loin d’être propice à la détente.

Le chemin se trouvait dans un état assez misérable. Le bord de celle-ci était de temps en temps timidement éclairée par un vieux lampadaire rouillé, la lumière éclairant vaguement l’entrée des bois ou elle se trouvait. Comme on pouvait s’en douter, le ciel était complètement noir, et l’on distinguait à peine la cime des sapins qui se mélangeait avec lui dans la nuit sombre.

Par chance, j’étais depuis toujours un sportif dans l’âme. Ma stamina ne voyait donc pas gravement affectée par la marche impromptue que je m’imposais. J’espérais que ma mère, beaucoup moins attirée par l’exercice physique que moi, était rentrée au chaud.

Cette pensée positive sembla me porter chance, car j’aperçus à ce moment notre petite audi qui prônait fièrement sur le bas côté de la route, les portes grandes ouvertes. Les clés étaient sûrement toujours bien gentiment enfoncées dans le démarreur.

Je souris devant cette vue. Ce qu’on pouvait être étourdi quant on s’y mettait.

Ce sourire s’effaça bien vite, lorsque je finis par remarquer la masse sombre accroupie sur le toit de la bagnole.

loulousacotte
Rigel

Creator

Voici le chapitre 1...Ce n'est encore que le brouillon. Je risque de le modifier plus tard.
Je ne sais pas si les grossièretés comptent, donc je n'ai pas mis en mature content.

#mystery #debut #horror #fiction #teen #school_life #lgbtq

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