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(FR) La loi du Sang - Les Sanguinaires (BL)

Les désirs qui l'emportent sur la raison

Les désirs qui l'emportent sur la raison

Jan 14, 2026

This content is intended for mature audiences for the following reasons.

  • •  Sexual Content and/or Nudity
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Le cliquetis délicat d’une armure qu’on enfile me réveilla. Fratera était debout et s’apprêtait déjà à reprendre la route. Beret avait veillé au dernier tour de garde, alors j’imaginais que lui devait être prêt depuis bel lurette et… je ne voyais pas Pero. J’allais me redresser, encore ensommeillé pour voir où elle pouvait bien se trouver, mais mon bras me parut soudain si lourd que je m’immobilisai. J’avais bien vu et sentis la masse contre moi, mais je la réalisai à l’instant. 

Je trouvai Anela confortablement blottis contre moi. Je me tendis d’instinct. Je ne me souvenais plus, ou alors très vaguement l’avoir accueilli dans mes bras. J’étais même surpris d’éprouver de la fatigue. Mon sommeil, qu’importe sa durée, était toujours réparateur. Pourtant, je me retrouvai plus épuisé qu’au moment de me coucher. Comme si… comme si je ne voulais pas quitter mon repos. C’était idiot. Ce n’était pas parce qu’Anela était dans mon étreinte que ça changeait quelque chose, non ?

Fratera croisa mon regard et avisa du corps d’Anela. Il ne pipa mots, mais un sourire espiègle qui ressemblait bien plus à ce que Beret pouvait faire orna ses lèvres. On voyait l’influence de chacun sur les autres. J’imaginais aussi la gêne d’Anela s’il se réveillait en nous voyant ainsi. Lui aussi, ça m’étonnait. Son sommeil était actuellement assez lourd pour ne pas s’éveiller avec les bruits ambiants. Est-ce qu’il… ressentait le même trouble que moi ?

Je tentai de retirer mon bras qui reposait sous le corps d’Anela, en vain. Sa « jolie frimousse » se fronça et il se retourna, m’emprisonnant un peu plus contre lui. La bouche sèche à l’idée de pouvoir mordre sa nuque dans cette position et l’appétit éveillé de l’avoir aussi proche, je laissai mon regard couler sur son corps. Il avait un corps fort. Cela se voyait même sous ses vêtements. Un corps habitué à se battre. Sa souplesse se voyait même lorsqu’il dormait.

Son dos était solide et mon torse le frôlait à chacune de mes inspirations. Pourtant… pourtant, je lui découvrais autre chose. Une chose plus intime et terriblement sensuel. Peut-être étais-je entrain de virer fou et cela ne m’aurait pas étonné. Je me sentais sincèrement hors de ma raison lorsque Anela était là. La chute de ses reins était si intense, si envoûtante, que j’avais l’envie d’y glisser ma main et de l’accentuer. Et après ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire lorsque ses fesses, délicieusement galbés, seraient entièrement à ma vue ?

À quoi pensais-je même ? Est-ce que je le désirais sincèrement de cette façon ? Troubler, je le poussai légèrement pour dégager mon bras, quitte à le réveiller. Je m’assis, les souvenirs de plus tôt m’assaillant l’esprit. Je me souvenais du visage d’Anela, perdu et vulnérable, lorsqu’il était venu me demander de le prendre dans mes bras. Une telle demande, incongru de surcroît, n’avait pu advenir que parce que quelque chose avait dû le bouleverser, mais quoi ?

Anela se réveilla à son tour. Il se redressa, juste à côté de moi. Il n’était pas gêné. Il ne savait évidemment pas ce qui avait pu traverser mon esprit ou de ce que Fratera avait pu voir quelques secondes plus tôt. Il se leva et se prépara à son tour, enfilant malgré tout son armure… la mine surprise que j’affichai fut la même qu’Anela et Fratera. Beret nous rejoignit avec Pero et de sa voix bourru, mit fin à notre étonnement.

— J’ai fus ce que j’ai pu avec ton armure. Je ne serais pas le digne Duc de Noirsang si je ne savais pas virer une vilaine bosse sur une armure ! 

Il était fier de lui. Anela le remercia et Pero vint s’asseoir à côté de moi tandis que j’enfilais moi aussi mon armure.

— Anela m’a appris les bases du combat ce matin ! s’exclama-t-elle, elle aussi fière d’elle. 

J’avisai de ses cheveux en pagaille et arraché un petit bout de tissu qui traînait dans l’un des sacs. Je m’accroupis derrière elle et relevai sa tignasse rousse avant de nouer « l’élastique » de fortune à ses mèches.

— Ça te gênera moins durant le combat, argumentai-je.

— On aurait dit que vous êtes habitués, glissa Fratera.

Voyant le regard interrogatif d’Anela sur moi, j’ouvris la bouche avant même de réfléchir.

— J’ai des sœurs. Elles m’ont souvent utilisés pour faire de basses besognes.

Je… je n’avais pas convenu de parler de ma vie, mais il avait suffit de ses yeux sanglants pour que je me dévoile. Je ne comprenais pas. Que se passait-il ?

— Des sœurs ? J’ai toujours entendu dire que vous étiez fils unique, s’étonna Beret. 

— Combien en avez-vous ? s’intéressa Anela.

Troublé, je relevai la tête vers lui avant de le fuir du regard. J’allais naïvement penser qu’il avait le pouvoir de me pousser à la vérité ! À la place, je finis d’enfiler mon armure et c’est en plaçant convenablement mon épée que je lui répondis.

— J’ai quatre sœurs.

Et j’omettais volontairement de préciser que j’avais aussi des frères. Ainsi, je permis aux autres de prendre la relève de cette discussion. Fratera avoua être enfant unique, tout comme Anela et Pero. Beret avait un frère, plus jeune que lui. Fratera osa demander si ce dernier était aussi rustre que Beret et ce dernier s’esclaffa en assurant que son jeune frère était son portrait caché. Nous rîmes en cœur de cela. Beret était déjà beaucoup à lui seul, alors deux ?!

L’ambiance fut plus légère aujourd’hui. Cela faisait bien trois jours que nous avions croisé ce Cauchemar et depuis, hors mis quelques mangesangs, rien n’était arrivé. Fratera, Pero et Beret étaient instinctivement plus détendu, mais je pouvais voir Anela demeurait prudent. Ses yeux furetaient partout et malgré sa prudence, il parvenait à converser avec nous avec naturel. Nos discussions, bien que dites à voix basses, couvraient le chant des siffleurs rouges. 

— À propos de… plus tôt, murmura Anela, j’espère ne pas vous avoir gêné.

Je n’avais pas eu conscience de l’avoir approcher. Je l’avais de toute évidence fait naturellement. J’avais été jusqu’à ralentir mon pas pour être derrière avec lui. Dans quel but ? J’allais juste être plus troubler encore par mon comportement envers lui. La légère rougeur sur ses joues me fit haleter un cours instant. Je voulais mordre aussi dans ses pommettes saillantes.

— Vous avez entraînés Pero, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui vous a mis dans un tel état ? Vous aviez l’air… vulnérable.

— Pardon. Je… j’ai eu une discussion avec Beret. Ses paroles se sont révélés douloureusement véridique. Selene, je suis sincèrement navré d’agir ainsi avec vous. Je sais être cruel, mais je n’arrive pas à m’en empêcher.

Son ton était doux et si faible que je devais me pencher pour l’entendre correctement.

— Cruel ? s’enquis-je. Quand l’avez-vous été ?

Il parut surpris par ma question, mais moi je l’étais par sa déclaration. J’étais on ne plus sérieux. Quand s’était-il montré cruel ? S’il y avait bien un de nous deux qui l’avait été, c’était moi.

— Je vous demande de m’embrasser, de me prendre dans vos bras alors que je sais ne pas être capable de vous offrir quelque chose de durable. J’ai l’impression désagréable de me jouer de vous.

Une bile amère comme le fiel gagna mon gosier et je déglutis.

— J’aime cela. J’aime vos étreintes et vos baisers. Ce ne sont pas des choses que j’ai l’habitude de recevoir, volontairement, mais quelque chose m’a poussé à le vouloir de vous. Je connais vos… « sentiments », mais je continue à vous demander des marques de tendresse et de désir.

Je m’arrêtai et agrippai son poignet. Je laissai les autres avancer un peu et je me penchai vers Anela, réduisant considérablement l’espace entre nos corps et nos souffles. Le moindre espace qui nous séparait semblait lourd pour mon propre corps. Je ne voyais pas l’importance d’avoir un corps s’il n’était pas solidement ancré au sien, d’une façon ou d’une autre.

— Vous ne savez assurément pas ce que vous faites en me demandant cela, mais vous en voulez, murmurai-je.

Je laissai mon nez frôler le sien. Je happai son souffle chaud, seul air dont je ressentais véritablement le besoin d’inspirer. Il m’était assurément plus vital que le reste, sinon pourquoi le vouloir aussi ardemment ? Anela fit de même, tenté par la même façon, les yeux baissés sur mes lèvres.

— Je n’ai jamais ressentis cela Selene. Je me sens troublé à vos côtés, mais c’est un trouble grisant et je me sens en sécurité.

Il tenta de poser ses lèvres sur les miennes, mais je reculai la tête, la mâchoire serré pour m’aider à contrôler mes pulsions. J’avais le souffle court juste à cause de cette proximité. Au premier abord, elle n’aurait rien dû provoquer chez moi, mais une tension palpable régnait entre nous et menaçait de me faire perdre pied. J’avançai d’un pas, collant nos corps, et laissai mes lèvres frôler sa joue. Son odeur enivrante gorgea mon corps et j’enroulai ma main autour de son cou, tant pour résister que pour avoir une prise.

Je rêvai qu’il s’enfuit loin de là, loin du danger, mais je réalisai que son départ allait me rendre fou. L’idée qu’il puisse s’en aller me fit resserrer ma prise autour de sa gorge, mais il ne s’indigna pas, ni tenta de s’en défaire. Je vins mordre l’arcade de son oreille et son gémissement envoya une décharge dans mes reins qui me poussa à le faire reculer jusqu’à un arbre. Je plaquai mon corps contre le sien, frustré de sentir nos armures, ma cuisse entre les siennes. Ses mains, plus douces que je ne l’aurais cru pour un guerrier, vinrent se poser sur mon poignet.

Ce geste ne fut guère pour me repousser, pas même une demande tacite de m’arrêter. Non. Ce fut bien plus que cela. Il caressa ma chair à sa portée et je compris qu’il m’acceptait, qu’il acceptait ma violence que je lui avais caché derrière la malice ; qu’il acceptait cette chose plus sombre que je cachais et qu’il serait apte à accepter beaucoup. Sa respiration brûlante me faisait frémir et je me redressai pour lui faire face, les lèvres à quelques centimètres des siennes.

— Est-ce que vous en voulez encore Anela ? Même si je vous assure que ce n’est pas une bonne idée ?

Il haleta et sembla redoubla d’effort pour quitter mes lèvres des yeux. Je sus combien d’effort cela lui demanda, car je ressentais cela avec autant de violence à son égard. Son regard sanglant se planta dans le mien, me faisant presque rugir de délice.

— Si… vous êtes apte à accepter mon égoïsme, alors, j’en veux encore, assura-t-il.

Il humidifia ses lèvres et l’envie de croquer une chaire si douce et moelleuse me tirailla l’estomac.

— Et que réclamez-vous, Anela ? Dites-le, feulai-je comme une bête affamé.

— Embrassez-moi.

Je le plaquai plus fermement contre l’arbre et fondis sur ses lèvres, oubliant tout du lieu dans lequel nous nous retrouvions et des circonstances. Dieu, rien n’avait plus d’importance maintenant que je le goûtai. Plus sa salive inondait ma bouche, plus j’en désirais. Je me sentais sincèrement ivre. Je découvrais une nouvelle façon de désirer quelqu’un et ça me rendait dingue. Non. Il me rendait dingue. Ma main quitta sa gorge pour glisser sur sa joue et sur sa nuque que je maintenais pour assurer que notre baiser ne prenne pas fin.

Il vint sucer ma langue et tout comme je l’avais fais quelques jours plus tôt sur lui, ses dents s’enfoncèrent dans ma langue. Je sentis le goût de mon sang inondait ma bouche, mais il ne s’en indigna pas. Troublé, je mis doucement fin au baiser pour plonger dans ses yeux. Il lécha ses lèvres de façon lubrique et je sentis mon sexe pulser de bonheur. Non seulement il comprenait mes désirs, mais il voulait les partager avec moi. Cet être être si… divin. Il ramena mon visage contre le sien et j’eus tout juste le temps de le voir sortir sa langue qu’elle fut déjà dans ma bouche. Prenant cela comme une invitation, je le mordis à mon tour.

Son sang, dont le goût exquis éclata dans ma bouche, se mélangea au mien. Contrairement à la première fois, il ne s’indigna pas, ni ne sursauta. Il me laissai le savourer pleinement. Je constatai à nouveau que mes yeux étaient fermés. Il était impossible pour moi de parvenir à garder mes yeux ouverts lorsque je l’embrassai. Je me sentais transporter dans un autre monde trop intime pour laisser le véritable monde interféré. Je ne voulais rien voir. Je désirais juste le ressentir.

Pourtant, le monde extérieur se rappela à nous.

— Hé, vous continuerez ça ce soir à l’abris des regards ! gueula Beret. Il y a des enfants et on a encore de la route à faire !

Je relâchai les lèvres d’Anela pour chercher Beret, encore perdu dans les limbes du plaisir. Anela, aussi rouge qu’une consanguine, se racla la gorge et me fit reculer. Il passa une main dans ses cheveux et sur son visage pour tenter de reprendre contenance. Il n’osait pas encore croiser mon regard et en vérité, je n’aurais pas su quel visage faire. Ma passion me dévorait de l’intérieur, autant que mon appétit et je me sentais tirailler.

Ce fut un cri strident et un hoquet étouffé qui nous firent retrouver un aplomb certain. Anela se précipita à une vitesse folle vers Beret et j’écarquillai les yeux lorsque mon regard tombe sur ce dernier. Le regard vide sous le choc, son bras avait été détaché de son corps. Non. Il avait été arraché et gisé par terre. L’odeur du sang inonda mes narines et Beret tomba à genoux. Pero, que la terreur avait fait s’écroulé, rampé au sol pour s’éloigner. 

Anela, qui n’eut le temps de faire que quelques pas de courses, fut interrompus. On le renversa au sol et il fut violemment tiré. Je me jetai sur lui et accrochai sa main en me maintenant au tronc d’un arbre pour ne pas qu’il se fasse emporter.

— Occupe-toi d’eux. Garde-les en sécurité, eut-il le temps de me dire avant de lâcher ma main.

Impuissant, je le regardai se faire emporter jusqu’à disparaître dans les bois, me laissant seul avec un Beret à l’agonie, une Pero terrorisé et un Fratera sous le choc.

Anela avait été entraîné dans les profondeurs de La Damnée, là où mes yeux ne pouvait le voir ; là où mon corps ne pouvait pas lui servir de bouclier.

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Leen C. Feuerwisp

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Ça s'annonce... compliqué ! 😬

#Fantasy #darkfantasy #bl #duc

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Pour ce faire, Anela se verra confié aux bons soins de quatre de ses semblables. Une quête sanglante et macabre commencera alors.

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