Ceci est la version censurée afin de respecter les règles de Tapas.
Cher Dieu Rodel, puisse un jour venir où je pourrais renaître ; puissiez-vous m’offrir une vie dont le but ne serait pas la guerre ; puissiez-vous m’offrir une chance de connaître Selene dans ce nouveau monde. Cher Dieu, pardonnez mes demandes égoïstes ; pardonnez les mots cruels de Selene à votre encontre.
La malice de Selene s’était étiolé depuis quelques jours. Il n’y avait désormais que cette aura lourde qui semblait peser sur ses épaules, mais malgré cela, il était bien trop agréable d’être à ses côtés. Je ne comprenais guère. Quand bien même je le laissai me toucher car le sang qui me tachait l’avait toujours maculé, autre chose persistait. Je le désirais plus que je ne m’étais permis de désirer quelqu’un. Je n’avais pourtant pas été attiré par lui.
Je l’avais admiré et je le faisais toujours, mais j’ignorais quand cette admiration s’était mue en désir de plus. Je ne voulais pas nous offrir de relation, pas dans ces circonstances, alors je demeurais convaincu que nous faisions une erreur. Selene aussi en était convaincu. Ses mots me l’avaient montrés, mais tout comme moi, quelque chose de plus fort nous pousser vers l’autre. Quelque chose de suffisamment inconscient pour le pousser à souhaiter le mal à nos dieux, à notre Dieu.
Alors, malgré ses baisers, je priai pour qu’on lui pardonne et pour qu’on m’offre, un jour, une chance de « l’aimer » convenablement. Mes prières rendaient ce moment plus intime. En vérité, je me demandais si Selene ne faisait pas de même. Depuis plusieurs minutes, il ne faisait qu’embrasser mes lèvres avec une passion qui m’écrasait le cœur. Il malmenait ma gorge de ses dents qui se plantait férocement dans ma chair. Il suçait et léchait goulûment mes tétons qui en devenaient rouges, gonflés et sensible.
Ma main se perdait dans ses cheveux et il grondait, comme une bête qui n’était pas habitué aux caresses. Selene se rapprochait bien plus d’un animal qu’un homme dans ses moments là. J’avais pu noté ses nombreuses déviances. La façon dont sa main demeurait accroché à ma gorge avec une force mesuré, mais je savais qu’il serait apte à resserrer sa prise pour ne pas me laisser m’enfuir. Il faisait preuve de violence et je sentais dans chacun de ses gestes à quel point il tentait de se maîtriser.
Il me perçait la chair également, au point de m’en faire saigner. Ce n’était pas un comportement sain et j’étais conscient que si quiconque venait à savoir, il deviendrait un danger, mais ses déviances me faisaient frémir. J’aimais le voir lutter pour résister, pour me protéger, pour me préserver et j’aimais tenter de le pousser à bout, comme lorsque je l’avais blessé à mon tour durant notre baiser. L’attirance qu’il avait pour moi semblait être une obsession. Même moi je ne le désirais pas à ce point.
Mais j’aimais ô combien cela. S’il était un déviant, je l’étais tout autant. Nul n’avait besoin d’apercevoir la noirceur qu’il avait si soigneusement dissimulé. Et je ne l’aurais pas trahis. Jamais.
Il n’était pas un danger pour moi. Il suffisait de voir à quel point il se montrait patient. Malmenant mes petits bourgeons de chair qui, malgré la douleur, lui quémandait de l’attention, il gardait soigneusement ses hanches loin des miennes ; son désir loin du mien. Cela me rendait ivre de plaisir, presque plus que le délicieux supplice de ses dents sur mes mamelons.
Presque timidement, je vins glisser ma main sur son torse dénudé. Il était puissant. Son ventre était ciselé de puissants abdominaux qui se contractait à chacune de ses respirations haletantes. Il trembla sous ma main lorsque je le caressai. Il s’immobilisa et feula. Sa tête vint se blottir contre mon cou, toujours maintenu par sa main. Du bout des doigts, je retraçai ses muscles et me délectai de chacun de ses frémissements. Il était sensible ou alors… je le rendais sensible.
Excité au delà du possible moi-même, j’engouffrai ma main dans son pantalon. Je gémis dans le creux de son oreille lorsque sa chair chaude et palpitanteentra en contact avec ma paume. Je n’en revenais pas d’être aussi intime avec quelqu’un. Cela sembla lui plaire puisque sa main se raffermit sur ma gorge. Il en fut troublé aussi. Je le vis à ses yeux qui plongèrent dans les miens. Dans cette violence caché, il y avait autre chose : une innocence naïve sur ce qu’il ressentait.
Je n’avais jamais vécu une telle passion car je me l’étais refusé, mais et lui ? Ainsi troublé, il me semblait si jeune que je m’en voulus de l’avoir touché si rapidement. Je vins tendrement embrasser ses lèvres et ma paume frotta lentement son sexe. Ma douceur déteignait si fort avec sa fougue brutal que s’en était risible. J’assistai, attendris, à ses lèvres qui s’ouvraient sans bruit ; à son regard rivé au mien, cherchant des réponses qu’il ne trouvait pas ; à ses halètements ; à sa façon de se coller finalement à moi.
— Selene, puis-je te procurer du plaisir ?
Il ne sembla pas comprendre ce que j’entendais par là. Il devait déjà estimer que je lui faisais plaisir, mais j’avais envie de plus. J’avais besoin de plus. Alors, je repoussai délicatement sa main afin qu’il ne prenne pas cela comme un rejet et plongeai dans son cou. Je lui rendis ses baisers si renversant. Ma langue sillonna chaque centimètres de sa bouche. Je l’embrassai sans relâche et me délectai des frissons qui se levaient sur sa peau. Ses mains, à défaut de ne plus pouvoir trouver mon cou, s’accrochèrent à mes cheveux.
J'osai tracer un chemin de baiser que je n'avais, jusque là, tracé sur personne tant il était intime. Son corps, sous mes lèvres, était un trésor précieux. À genoux face à lui, j’étais pris entre lui et l’arbre derrière moi. Il était nu, mais je crus l'être bien plus tant je m'abandonnais à lui. La tête entre ses immenses mains, je me sentais pris au piège, mais pas en danger.
Ses yeux ne parvenaient pas à me quitter ou sa bouche à se fermer. En tant que Duc, de surcroit « le Vicaire Sanglant », le peuple avait une admiration qui viré parfois à l’obsession. Je ne comptais plus les fois où certains avaient dépassés les limites avec moi. Je connaissais l’obsession. Je savais la reconnaître.
Rien de ce que je ne pourrais faire aller décevoir Selene, car à ses yeux, j’étais tout ce qu’il désirait. Ce n’était pas une forme de narcissisme que de dire cela, mais une vérité que je pouvais avancer pour l’avoir connu de nombreuses fois. À la différence que je faisais confiance à Selene, à cet homme qui se bridait lui-même pour mon propre bien. Il avait dit aimait ma candeur, que celle-ci le rendait fou, mais cette incertitude que je lisais dans ses yeux était aussi renversante.
Mon envie pour lui me retourna l’estomac. Sous mes attentions, sa poigne sur mon crâne devint plus puissante et moi, je me délectai de cette odeur qui me faisait tant pensée aux consanguines. Elle saturait mon odorat.
Je redécouvrais le volupté et l’envie avec lui. J’explorai à nouveau les plaisirs de la chair et c’était merveilleusement bon. Selene gémissait et s’agrippait à moi. J’ignorais si les autres pouvaient l’entendre, mais je le trouvais si beau, si attrayant. Sa tête était baissé pour m’observer et elle s’appuyait contre son épaule. Ses lèvres étaient humides de salive et un air de débauche décorait ses traits durs rendus juvénile avec la découverte de ces sensations.
— Anela je…

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